Entre 2026 et 2035, le monde connaît une quinzaine d’éclipses solaires, totales, annulaires ou partielles. La plupart se déroulent au-dessus d’océans ou de zones peu peuplées et passent inaperçues du grand public. Ce calendrier récapitule chaque date confirmée et précise lesquelles concernent la France métropolitaine.
Le calendrier complet 2026-2035
À retenir : seules deux échéances de cette décennie sont visibles depuis la France métropolitaine, toutes deux sous forme partielle : le 2 août 2027 et le 26 janvier 2028.
| Date | Type | Zone de visibilité principale | Visible en France |
|---|---|---|---|
| 17 février 2026 | Annulaire | Océan Austral, Antarctique | Non |
| 12 août 2026 | Totale | Groenland, Islande, Espagne (fin de trajectoire) | Partielle, essentiellement nord et ouest du pays |
| 6 février 2027 | Annulaire | Océan Atlantique Sud, Amérique du Sud | Non |
| 2 août 2027 | Totale | Espagne, Maroc, Algérie, Libye, Égypte, Arabie saoudite, Yémen, Somalie | Oui, partielle sur tout le territoire |
| 26 janvier 2028 | Annulaire | Amérique du Sud, Portugal, Espagne | Oui, partielle, faible et en fin de journée |
| 22 juillet 2028 | Totale | Australie, Nouvelle-Zélande | Non |
| 14 janvier 2029 | Partielle | Zones polaires nord | Non |
| 12 juin 2029 | Partielle | Zones polaires nord | Non |
| 11 juillet 2029 | Partielle | Zones polaires sud | Non |
| 5 décembre 2029 | Partielle | Zones polaires sud | Non |
| 1er juin 2030 | Annulaire | Europe, Afrique du Nord, Moyen-Orient, Asie | À confirmer selon la trajectoire précise |
| 25 novembre 2030 | Totale | Afrique australe, océan Indien, Indonésie, Australie | Non |
| 21 mai 2031 | Annulaire | Océan Indien, Asie du Sud-Est | Non |
| 14 novembre 2031 | Hybride | Pacifique | Non |
| 9 mai 2032 | Annulaire | Atlantique Sud, Afrique | Non |
| 3 novembre 2032 | Partielle | Zones polaires nord | Non |
| 30 mars 2033 | Totale | Russie, Alaska | Non |
| 23 septembre 2033 | Partielle | Zones polaires sud | Non |
| 20 mars 2034 | Totale | Afrique centrale, péninsule Arabique, Asie du Sud | Non |
| 12 septembre 2034 | Annulaire | Pacifique, Amérique du Sud | Non |
| 9 mars 2035 | Annulaire | Pacifique Sud | Non |
| 2 septembre 2035 | Totale | Asie de l’Est, Pacifique | Non |
La visibilité indiquée pour le 1er juin 2030 reste une estimation générale : la trajectoire précise en Europe n’est pas encore détaillée par les sources consultées à cette date, et sera précisée dans une mise à jour de cet article.
Les cinq éclipses totales de la décennie
Sur les dix années couvertes, cinq éclipses sont totales : le 12 août 2026 (Groenland, Islande, Espagne au coucher du Soleil), le 2 août 2027 (Espagne, Maghreb, Égypte, péninsule Arabique), le 22 juillet 2028 (Australie), le 25 novembre 2030 (Afrique australe, océan Indien) et le 20 mars 2034 (Afrique centrale, péninsule Arabique). Aucune ne traverse la France métropolitaine. Le détail de celle du 2 août 2027, la plus proche géographiquement, figure dans le dossier éclipse totale 2027, où la voir.
Ce que la France voit réellement
Sur l’ensemble de cette période, la France métropolitaine ne connaît que deux éclipses solaires perceptibles : celle du 2 août 2027, partielle mais concernant tout le territoire avec des pourcentages significatifs, et celle du 26 janvier 2028, partielle également mais plus discrète et en fin de journée. Le détail complet de la première se trouve dans l’article éclipse du 2 août 2027 en France, et celui de la seconde dans le dossier éclipse annulaire du 26 janvier 2028.
Éclipses annulaires et partielles : les autres rendez-vous du monde
Entre les cinq éclipses totales de cette décennie, le calendrier compte aussi six éclipses annulaires (17 février 2026, 6 février 2027, 26 janvier 2028, 1er juin 2030, 21 mai 2031, 9 mai 2032, 12 septembre 2034, 9 mars 2035) et plusieurs éclipses partielles pures, c’est-à-dire des éclipses où même le centre de l’ombre lunaire ne touche jamais la Terre. Ces dernières se produisent presque toujours près des pôles, en 2029, 2032 et 2033 notamment, et ne sont visibles que depuis des zones très peu peuplées de l’Arctique ou de l’Antarctique. Une éclipse hybride, le type le plus rare, est également prévue le 14 novembre 2031 dans le Pacifique.
Pourquoi si peu d’éclipses visibles depuis un même pays
Une éclipse solaire totale ou annulaire ne trace qu’une bande étroite à la surface du globe, souvent large de quelques dizaines à un peu plus de 250 kilomètres. Une éclipse partielle couvre une zone bien plus vaste, mais reste tout de même limitée à une portion du globe à un instant donné. La France se trouve statistiquement hors de la plupart des trajectoires d’une décennie donnée, ce qui explique la rareté des rendez-vous nationaux malgré la fréquence mondiale du phénomène. Le mécanisme complet est expliqué dans l’article éclipse totale, annulaire, partielle : les différences.
Ce calendrier est mis à jour au fil des confirmations d’éphémérides, en particulier pour les trajectoires encore incertaines comme celle du 1er juin 2030. Il reste la référence à consulter pour situer une éclipse donnée dans le temps long, avant de se pencher sur le détail d’une date précise dans les articles dédiés de cette catégorie.