Cinq mois après l’éclipse du 2 août 2027, une nouvelle éclipse solaire se produit le 26 janvier 2028. Elle est annulaire : la Lune, plus loin de la Terre sur son orbite, ne couvre pas entièrement le Soleil et laisse apparaître un anneau de lumière tout autour. Sa trajectoire traverse l’Amérique du Sud avant de terminer sa course sur l’Europe, au Portugal et en Espagne.
Une trajectoire qui commence en Amérique du Sud
L’ombre de la Lune touche d’abord le continent sud-américain, puis traverse l’Atlantique avant d’atteindre l’Europe en toute fin d’après-midi, heure locale. C’est en Europe que se termine la trajectoire de cette éclipse, avec le Soleil déjà bas sur l’horizon.
À retenir : une éclipse annulaire ne connaît jamais de phase de totalité complète. L’anneau de lumière qui subsiste autour de la Lune reste suffisamment intense pour imposer une protection oculaire certifiée à tout instant, y compris au moment de l’annularité maximale.
Pourquoi cette éclipse est annulaire et non totale
Le type d’une éclipse dépend de la distance qui sépare la Lune de la Terre au moment précis de l’alignement avec le Soleil. Pour l’éclipse du 26 janvier 2028, la Lune se trouve suffisamment loin de la Terre sur son orbite pour que son disque apparent soit légèrement plus petit que celui du Soleil. Résultat : même au plus fort de l’alignement, elle ne parvient jamais à le couvrir entièrement, et un fin anneau de lumière solaire subsiste tout autour, ce qui donne son surnom de « cercle de feu » à ce type d’éclipse. Le mécanisme complet, avec les distances en jeu, est détaillé dans l’article éclipse totale, annulaire, partielle : les différences.
Le Portugal et l’Espagne, dans la bande d’annularité
En Europe, la bande où l’anneau complet est visible passe par :
- le sud du Portugal, notamment les régions de l’Algarve (Faro, Albufeira) et de l’Alentejo,
- le sud et le centre de l’Espagne, selon une diagonale allant du sud-ouest vers le nord-est, à travers des zones proches de Cadix et de l’Andalousie jusqu’à la Catalogne, en passant par l’intérieur des terres.
Cette diagonale traverse une partie plus large du territoire espagnol que la bande de totalité du 2 août 2027, cantonnée à l’extrême sud du pays. L’annularité, moins spectaculaire que la totalité mais tout aussi rigoureuse dans ses exigences de sécurité, concerne ainsi un public potentiellement plus nombreux sur le sol européen.
Le phénomène se déroule en fin d’après-midi, avec un Soleil déclinant proche de l’horizon, ce qui rend l’observation plus délicate qu’en plein été : dégagement de l’horizon ouest indispensable, et fenêtre d’observation plus courte qu’en 2027.
Une trajectoire qui commence sur un autre continent
Contrairement à celle du 2 août 2027, centrée sur l’Europe et l’Afrique du Nord, cette éclipse débute sa course de l’autre côté de l’Atlantique. L’ombre de la Lune touche d’abord une partie de l’Amérique du Sud avant de traverser l’océan et de terminer sa trajectoire en Europe. Cette configuration est fréquente pour les éclipses annulaires, dont l’axe suit une géométrie propre à chaque événement, sans lien direct avec la trajectoire de l’éclipse totale qui l’a précédée quelques mois plus tôt.
Visibilité en France métropolitaine
Depuis la France, cette éclipse n’est visible que sous forme partielle, et dans des conditions moins favorables que celle du 2 août 2027 : le Soleil est bas sur l’horizon, en toute fin de journée d’hiver, ce qui réduit la fenêtre d’observation et impose de dégager l’horizon ouest ou sud-ouest. Les données précises par ville (horaires, pourcentage de couverture) ne sont pas encore stabilisées à un an et demi de la date : elles seront confirmées et publiées à l’approche de l’événement.
Cette éclipse reste néanmoins un rendez-vous à noter, dans la continuité de celle de 2027 : la page pilier sur la prochaine éclipse en France recense l’ensemble des échéances à venir, et l’article sur l’éclipse du 2 août 2027 détaille le précédent rendez-vous, plus favorable en termes de conditions d’observation. Après ces deux éclipses solaires rapprochées, la France entre dans une période plus calme sur ce plan, sans nouveau rendez-vous solaire significatif avant plusieurs années.
Comparer avec l’éclipse du 2 août 2027
Ces deux éclipses, séparées de moins de six mois, offrent des conditions d’observation très différentes en France. Celle du 2 août 2027 se déroule en pleine matinée d’été, avec un Soleil haut dans le ciel et une couverture nuageuse statistiquement plus favorable. Celle du 26 janvier 2028 se produit en toute fin de journée d’hiver, avec un Soleil bas sur l’horizon dès le début du phénomène, ce qui réduit la fenêtre d’observation utile et impose de choisir un point de vue dégagé vers l’ouest ou le sud-ouest, sans obstacle bâti ni relief. Le détail de l’éclipse du 2 août 2027 permet de mesurer l’écart entre les deux rendez-vous.
Sécurité oculaire : aucune exception possible
Contrairement à une éclipse totale, une éclipse annulaire n’offre jamais de moment où il devient sûr de retirer les lunettes de protection. L’anneau de lumière qui subsiste, même réduit à quelques pourcents du diamètre solaire, reste assez lumineux pour endommager durablement la rétine en quelques secondes d’exposition directe. Un filtre certifié conforme à la norme NF EN ISO 12312-2 est donc obligatoire du premier au dernier instant, sans aucune exception. Le mécanisme complet est expliqué dans l’article éclipse totale, annulaire, partielle : les différences, et la méthode pour choisir un filtre fiable dans vérifier que des lunettes d’éclipse sont conformes.